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Les vingt unités de la série III.3 ayant été vendues en quasi totalité, la 7ème série est en gestation. La Série III.4 recevra quelques éléments de simplifications d'utilisation, notamment au niveau des cales d'épaules. Les nouveaux protocoles thérapeutiques permettent d'excellant résultats dans le traitement des canalolithiases latérales, dans les formes agéotropiques comme dans les formes géotropiques. La tolérance, comparée à celle des manœuvres "barbecue dynamique", est bien meilleure et avec des résultats qui sembles au moins aussi satisfaisants.Les futures installations pour l'automne: - Norvège, Oslo Clinique privée Dr Nordfalk - Marseille, Hôpital Europén, Dr Maya Elzière- Suisse, Hôpital cantonal de Fribourg- Turquie, Ankara, Gazi University Hospital  Le fauteuil TRV sera présent sur le stand Interacoustics au congrès mondial USA, AAO-HNS meeting San Diego du 18 au 20 septembre 2016 et lors du futur congrès de la SFORL à Paris en octobre 2016L'assistance mécanique au traitement des canalolithiases devient un authentique sujet d'actualité. Serez-vous au rendez-vous? ? Details...

Le Fauteuil TRV
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HISTORIQUE DE DEVELOPPEMENT DU FAUTEUIL THERAPEUTIQUE POUR VERTIGES POSITIONNELS

INTRODUCTION

La prise en charge des patients atteints de Vertiges Positionnels Paroxystiques Bénins est amenée à être réalisée par tout praticien ORL et pose le problème de l’attitude thérapeutique adoptée en fonction du patient. Le diagnostic au cours de l’atteinte typique reste facile, toutefois, bon nombre de patients se plaignent de manifestations positionnelles parfois très modestes mais gênantes et certains décrivent une sensation d’ébriété avec sensation de marcher un peu de travers. Il reste bien entendu primordial de garder présent à l’esprit que toute manifestation positionnelle n’est pas forcement d’origine otolithique et que des cas de pathologies tumorales de la fosse postérieure, d’accident vasculaires ischémiques du cervelet ou encore de scléroses en plaques et d’autres affections plus rares sont régulièrement diagnostiqués.

Malgré une prise en charge soignée, un bilan vestibulaire (le vestibule est un organe de l’oreille interne participant à l’équilibration du corps) réalisé et éventuellement une imagerie cérébrale pratiquée en cas de présentation ou d’évolution atypique, de nombreux patients gênés par ces manifestations positionnelles ne déclanchent pas de nystagmus typique (réflexe entre l’oreille interne et les mouvements oculaires) dans les manoeuvres à visée diagnostique et ont un bilan complètement normal. Que faire de ces personnes pas toujours améliorées par la bétahistine (principale molécule thérapeutique destinée à traiter les patients vertigineux) et à qui les manœuvres thérapeutiques ne sont pas proposées.

Peut-on proposer à ces patient, atypiques tout autant que nombreux, une prise en charge calquée sur celle des VPPB dans leurs formes classiquement décrites et si oui selon quels protocoles ?

SITUATION PERSONNELLE
Ancien Assistant des Hôpitaux de la Timone et Chef de clinique à la faculté de Médecine de Marseille, initialement installé en janvier 2000, dans le Luberon, à Apt (84), mon berceau natal, j’exerce maintenant à Marignane dans les Bouches du Rhone. Je réalise la chirurgie des sinus, des tympans, de la thyroïde, ou encore de la face, mais également la prise en charge des vertiges qui sont souvent dus à une pathologie de l’oreille interne. Au sein de la pathologie vertigineuse, une entité très souvent retrouvée est constituée par le vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB). Je reçois environ 90 à 100 patients par semaine dont une trentaine pour vertiges.

LES SYNDROMES VERTIGINEUX POSITIONNELS RECIDIVANTS: Un mode d’entrée dans la dépendance pour les personnes âgées.

Le VPPB est encore mal connu de nos confrères omnipraticiens et encore moins au sein de la population. Il est générateur de demandes d’examens multiples dont les plus fréquents restent le scanner cérébral, un bilan sanguin exhaustif, la consultation de cardiologie sur la suspicion de troubles du rythme ou encore d’insuffisance vertébro-basillaire, l’échographie hépatovésiculaire à cause des symptômes digestifs et très souvent l’hospitalisation en urgence.

Des FMC régulièrement organisées auprès des médecins généralistes et de spécialistes, notamment les cardiologues, ainsi qu’une information grand public plus régulière, pourrait conduire à de meilleures orientations de ces patients souvent très anxieux qui peuvent souffrir parfois pendant plusieurs mois avant que l’on ne leur annonce leur diagnostic.

Le caractère volontiers récidivant de cette pathologie et les nombreux diagnostics de Maladie de Ménière portés à tort ont conduit parfois certains patients, notamment les plus âgés, à des situation de perte de confiance dans leur déplacements avec souvent des antécédents fracturaires et une perte d’autonomie. La prise en charge de ces patients âgés, souvent très arthrosiques et polyalgiques, est très compliquée car on hésite régulièrement à les manipuler, même en cas d’atteinte typique, par crainte d’aggraver les douleurs ou d’en produire de nouvelles.

Ces considérations, et d’autres situations difficiles telles que la manipulation de personnes obèses, de paraplégiques ou encore de personnes peu coopérantes car très angoissées, m’on conduit à rechercher une méthode instrumentale d’assistance aux manœuvres diagnostiques et thérapeutiques dans les syndromes vertigineux à composante positionnelle.

L’ASSISTANCE MECANIQUE DANS LE DIAGNOSTIC ET LE TRAITEMENT DES VERTIGES POSITIONNELS : Une solution pour les patients difficiles à manœuvrer et une épargne louable pour le dos du praticien.

Actuellement, les fauteuils de consultation les plus perfectionnés présentent une mobilité autour d’un axe vertical, permettant une rotation du patient assis. Il est possible de réaliser une bascule du dossier afin d’allonger le patient et il existe également une possibilité d’élever le fauteuil par rapport à son socle, le plus souvent par un système à crémaillère à commande électrique ou encore, un système hydraulique à commande à pied. La plupart des praticiens ORL ou kinésithérapeutes prenant en charge ces patients réalisent les manœuvres sur un divan d’examen. Ces manoeuvres nécessitent beaucoup de force physique de la part du praticien ainsi qu’une excellente coopération de la part des patients. Or celle-ci ne peut être obtenue chez les patients arthrosiques, obèses, handicapés ou très angoissés, ceux-ci sont donc particulièrement difficiles à prendre en charge et ces situations génèrent des échecs thérapeutiques. De plus, la nécessité de posséder, au sein du cabinet médical, un divan d’examen en plus d’un fauteuil augmente considérablement l’encombrement.

Ce matériel d’assistance mécanique n’est autre qu’un fauteuil sur lequel le patient est sanglé et qui peut s’incliner dans chaque plan des canaux semi-circulaires. Le centrage des axes de rotations sur le centre de gravité du patient permet une mobilisation demandant peu d’effort de la part de l’opérateur. D’autre part, le dispositif permet une mobilisation en bloc du patient, ce qui élimine les problèmes liés au manque de mobilité ou de coopération des patients. Le confort du patient manipulé est ainsi augmenté et les manipulations réalisées sont optimalisées et donc plus efficaces.

Un système de vidéonystagmoscopie à transmission sans fil (solution idéale) sera disposé sur la personne examinée et traitée de manière à optimaliser la prise en charge du patient.

Ce système de caméras peut être éventuellement connecté à un dispositif informatique d’analyse du nystagmus que nous utilisons habituellement.

LES PREMIERS PATIENTS TRAITES : confiants, satisfaits et guéris … le plus souvent.

Après 6 mois de prise en charge (courant 2005) à l’aide du fauteuil d’assistance mécanique au traitement des vertiges positionnels et environ 150 patients traités, le bilan est satisfaisant. Le nombre de séances nécessaire pour traiter un patient est en moyenne de 2 espacées de 3 à 7 jours, avec un maximum de 5 séances qui doit faire reconsidérer le diagnostic et compléter le bilan.

La tolérance est meilleure que sur le divan et l’efficacité est constante car le patient ne peut pas intervenir sur le déroulement des manœuvres. L’âge maximum des patients traités à été de 102 ans pour une patiente totalement autonome ayant perdu son autonomie depuis 15 jours à cause de ses vertiges positionnels et guérie en 2 séances. Quelques patients, heureusement peu nombreux, gardent une sensation légère d’ébriété avec quelques léger vertiges positionnels de manière chronique. Une dégénérescence du système vestibulaire ou encore une intrication avec une atteinte centrale malgré une imagerie normale peut être évoquée et nécessite toujours l’avis d’un neurologue.

CONCLUSION

La prise en charge des vertiges positionnels par le praticien spécialiste est de plus en plus précoce et adaptée. Une meilleure information et coordination entre médecins spécialistes et généralistes semble nécessaire pour améliorer encore cette prise en charge.

La pathologie otolithique est une pathologie de connaissance relativement récente et en pleine évolution dans son exploration et sa prise en charge thérapeutique. C’est une pathologie qui semble représenter une portion de plus en plus importante de l’ensemble des vertiges traités et largement majoritaire. Cependant les manœuvres restaient parfois difficiles à réaliser soit à cause du patient, soit à cause du manque de place ne permettant pas de disposer d’un divan d’examen. L’orientation vers un kinésithérapeute est souvent la règle et la prise en charge n’est pas toujours à la hauteur de l’attente. Les kinésithérapeutes compétents sont peu nombreux et il n’est pas rare de voir un patient ayant bénéficié d’une dizaine voire d’une vingtaine de manœuvres, parfois directement sur prescription du médecin généraliste.

L’évolution de la spécialité nous conduira peut-être vers plus de prise en charge de vertiges positionnels et la nouvelle nomenclature rémunère très correctement la prise en charge thérapeutique par manœuvre de kinésithérapie réalisée par l’ORL sous vidéonystagmoscopie. Le fauteuil d’assistance mécanique à ces manœuvres sera peut-être un allié fidèle car il présente en plus l’intérêt d’être un trois-en-un : fauteuil de consultation classique, fauteuil d’exploration vestibulaire et remplace le divan pour les manœuvres diagnostiques et thérapeutiques. Il permettra également d’étendre la prise en charge à des patients difficiles et de ménager le dos et les épaules des praticiens.